Pèlerinage de San Brancari (Saint Brancary)

Supplique au maître de la pluie et du beau temps

Une tradition immémoriale : La procession annuelle, le lundi de Pentecôte, au calvaire de San Brancari situé sur une colline dénudée qui domine le village du Soulié (945 m d’altitude). On accède à ce calvaire, fort ancien, par un chemin jalonné de loin en loin par les quatorze stations d’un chemin de croix. Ces croix, qui servent de stations, ont été édifiées dans le milieu du XX° Siècle, chacune constituant le don d’une famille locale. Leur restauration est programmée.

La procession du lundi de Pentecôte est pittoresque, parcourant plus de trois kilomètres à travers landes, genêts et pistes forestières afin d’aller demander sur place au vénéré San Brancari (enterré, paraît-il sous le monument), selon les conditions atmosphériques du moment, soit la pluie soit le beau temps.

San Brancari passe, en effet, pour être le maître tout puissant de la pluie ou du beau temps. Et, chaque année, les fidèles qui viennent l’implorer selon la tradition pour avoir de l’eau ou du soleil ne manquent pas ce rendez-vous. Selon certains chercheurs, le tènement San Brancari serait un très ancien cimetière (d’après André Cousi).

Notes

  • Le chemin de croix de San Brancari est le thème d’un petit parcours de balade-randonnée dont l’itinéraire est visible ici.
  • Les photos du diaporama ci-contre présentent quelques-unes des croix des quatorze stations du chemin de croix. Un choix aléatoire motivé par l’impression esthétique.

Petite chronologie et précisions sur le chemin de croix

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Détruite durant la Révolution, la croix de San Brancari a été remplacée par une nouvelle croix érigée en 1827. Un chemin de croix en bois est implanté en août 1881.

C’est le 18 avril 1938 que, sous l’égide de l’abbé Fabre, les croix de bois sont remplacées par des croix en béton offertes par des familles solariennes. Actuellement, on peut encore lire, sur une plaque de marbre figurant sur chaque croix le nom ou les noms des généreux donateurs.

Hautes de deux mètres, les nouvelles croix ont été portées sur des charrettes tirées par des vaches enrubannées, suivies par toute la population en liesse.