Patrimoine insolite du Soulié

Ces « petites choses » d’autrefois

qui nourrissent l’intérêt d’aujourd’hui

Autel gaulois

le Rocher de Malbosc

En bordure de la route conduisant à Malbosc, trois grosses boules granitiques attirent l’attention, sur la gauche. Il s’agit d’un autel gaulois (porté sur la carte IGN).

Sur la première pierre, la plus haute à son sommet, est creusée une cupule (petit bassin) de forme pédéiforme d’où part une rigole. Sur l’avant, une sorte de petit siège est taillé dans le bloc. Table à offrandes et sacrifices… Certains chercheurs ont vu dans la cupule un vase à offrandes creusé sur un autel semblable à ceux décrits dans la Grèce antique, en Égypte ou en Palestine, dans lesquels des cupules figuraient pour recevoir les libations.

À l’arrière de ces boules granitiques, des morceaux de roche ont été extraits. Par endroits, on peut voir la marque des coins

ayant servi à l’extraction de la roche. Que pouvait-on faire de ces morceaux de granite ? Leur donnait-on un pouvoir magique ?…

À Malbosc (traduction : mauvais bois) comme à Cambon-et-Salvergues, Albine et Saint Bauzille, par exemple, la localisation du lieu est importante. Ces pierres à cupules sont situées en des endroits donnant sur un large point de vue.

Le piège à loups

astucieux dispositif de capture

Au sud du domaine de Grandsagne, en haut de montagne, se trouve un piège à loups. Malgré l’érosion et les arbres, on distingue une grande cuvette aménagée, d’un diamètre de 14 mètres avec, en son centre et au ras du sol, un trou de 1 m 60 x 1 m 80, bâti de pierres sèches. Son utilisation a pu être effective du XV° au XVII° Siècle.

Sur l’ensemble du pourtour de la cuvette existait une haute palissade faite de bois et de branchages, avec une entrée. Un appât vivant était prisonnier au fond du trou, destiné à attirer un fauve mais inaccessible pour lui. Une fois un loup pénétré dans l’enceinte, il s’y retrouvait piégé, une porte s’étant fermée derrière lui.

Très nombreux et redoutés en ces époques, les loups venaient en meutes dans les fermes et les hameaux. Ils étaient redoutés, notamment durant les hivers rigoureux et par gros temps de neige. Ils pouvaient alors, disait-on, attaquer une personne isolée…

Ils causaient, ce qui est certain, de grands dégâts dans les troupeaux de moutons et de brebis qui constituaient alors l’une des principales sources d’économie et de survie sur les plateaux du Haut Languedoc. L’imagination des gens d’hier et quelques astuces permettaient de réguler la population des loups et si, actuellement, ceux-ci reviennent, c’est accompagnés d’un tout autre état d’esprit chez la plupart des humains qui, entre-temps, ont appris à mieux les connaître.

Autres patrimoines insolites

Différents autres centres d’intérêts considérés comme « insolites » existent sur le territoire de la commune du Soulié : Glacières, capitelle, « trou du curé » et chapelle Saint Martin. Nous aurons l’occasion de les présenter prochainement. À bientôt !